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Un capitalisme sentimental en primeur au Festival du nouveau cinéma

Un capitalisme sentimental d'Olivier Asselin ouvrira la 37e édition du Festival du nouveau cinéma de Montréal.

Un capitalisme sentimental raconte l'histoire de Fernande Bouvier, jeune artiste naïve qui est victime d'un pari entre trois hommes d'affaires.

La projection du film sera précédée du court métrage Next floor de Denis Villeneuve.

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de Fernande Bouvier

Synopsis

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Un capitalisme sentimental est un film, à la fois comique et tragique, sur l'extension de la logique économique à l'art et à l'amour. Ce film d’apprentissage raconte l'histoire de Fernande Bouvier (Lucille Fluet), une femme sans qualités, qui rêve d’art et d’amour, mais qui, en passant de Paris à New York, de la Bohème aux milieux de la finance et de l’entertainment, va perdre peu à peu quelques illusions et prendre toute la mesure du Capital. Le film se présente donc comme une autobiographie romancée, réalisée par Fernande Bouvier elle-même, avec des moyens de fortune.

A Paris, dans la Bohème, Fernande rencontre Max Bauer (Paul Ahmarani), qui l’initie à l’art moderne – et à l’amour --, et Maria Rozanova (Sylvie Moreau), qui lui apprend à se méfier des hommes. Pendant ce temps, à New York, dans le milieu des affaires, d’autres investissent aussi dans l'avenir: Victor Feldman (Alex Bisping), un spéculateur boursier, Charles Wilson (Frank Fontaine) qui exploite des mines, George Buchanan (Harry Standjofski) qui travaille dans l’industrie de la porcelaine hygiénique et sa femme Alice Buchanan (Anne Létourneau) qui s’occupe dans les œuvres de charité. Comme par hasard, la nuit du 31 décembre 1928, tout ce beau monde se croise à Paris, dans un bar américain.

Mais les lendemains sont désenchantés. Fernande n’a plus de bois pour se chauffer, plus rien à manger et pas un sou. Elle essaie de vendre ses oeuvres abstraites, sans succès, puis son corps. Au bordel, elle recroise nos trois hommes d'affaires, qui causent... d'affaires. Wilson défend la terre, George le travail et Victor, bien sûr, la spéculation. "Ce qui compte dit Victor, c'est la cote. Le produit peut-être médiocre et inutile, la mine peut être vide, l'usine désaffectée, la compagnie, un simple nom, et la cote excellente. L'important, ce n'est pas l'offre, mais la demande et la demande, ça se crée. Je pense qu'il est possible de vendre n'importe quoi". Wilson et George mettent Victor au défi de vendre vraiment n'importe quoi: Fernande Bouvier elle-même, une femme sans qualités. Victor accepte le pari.

Victor amène Fernande en Amérique. Il dépose le nom de Fernande Bouvier comme marque de commerce, il fonde une compagnie au même nom, il la cote en bourse et fait partout de la publicité, dans les journaux, sur les panneaux d'affichage, à la radio, etc. – et il tombe en amour avec Fernande. C'est le succès: au Stock Exchange, la cote de Fernande Bouvier inc. grimpe jusqu'au sommet du "Big Board". Jusqu’au jour où Fernande décide de tout arrêter. Elle entame une grève illimitée. Les valeurs de la compagnie chutent et entraînent avec elles toutes les autres valeurs. Et, bientôt, c’est le krach de 1929. The rest is history.

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